Christmas Challenge de la FÉDÉEH : mobilisons-nous !

11.12.2017
Campagne de Noël : ils témoignent !

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Photo Vincent

Vincent :  «  Confiance en soi et estime de soi »

« J’ai assisté aux rencontres nationales la première fois en 2013 et depuis, je suis un fidèle de la Fédéeh. La région de Niort où j’habite est un peu excentrée. Le lien que j’entretiens avec la Fédéeh est important car il permet de sortir d’une situation d’isolement qui n’est pas favorable, surtout lorsque l’on est en phase de recherche d’emploi.

La Fédéeh m’a permis de construire un vrai réseau d’amis. Lors des dernières rencontres nationales en novembre 2017, j’ai participé à un atelier de simulation d’entretien d’embauche. Je suis jeune diplômé de l’Université de Poitiers avec une formation niveau ingénieur, gestion des risques et sécurité au travail. Cet exercice avec un professionnel du recrutement m’a permis d’être plus à l’aise dans des relations de négociation lors d’un entretien, d’être plus convaincant dans mes argumentaires. Au bout du compte ça m’aide à progresser en terme de confiance en soi et d’estime de soi et je suis aujourd’hui plus à l’aise pour affronter le monde du travail grâce à une meilleure acceptation de mon handicap. »

 

Photo de Caroline

Caroline, tuteurée PHARES : « Je veux à mon tour devenir tutrice »

« J‘ai suivi le programme PHARES de la première à la terminale avec tout un groupe de jeunes en situation de handicap. Ça se passait à l’université de Nanterre. Notre tuteur référent nous a accompagné pour nous permettre d’exploiter au mieux nos capacités et nous affranchir de beaucoup de blocages : être à l’aise pour parler en public, savoir argumenter, pouvoir débattre sur des sujets variés, qu’ils soient graves ou humoristiques. L'apprentissage était ludique et sérieux et se faisait dans la bonne humeur et le rire. Il n’y avait aucun jugement entre nous, tout se faisait dans un climat de grande bienveillance, j’en garde un excellent souvenir. Sans PHARES, je n’aurais pas eu mon bac L en 2017 : c’est la présence et l’écoute de mon tuteur qui m’ont permis de prendre confiance en moi et de trouver le courage nécessaire dans une période où je manquais totalement d’appui et de soutien pour réussir. 

C’était le début d’un cercle vertueux puisque j’ai également pu trouver ma vocation grâce à PHARES : je veux travailler dans le secteur de l’art et de l’archéologie, enseignante ou guide je ne sais pas encore exactement. Mais en tout cas j’ai trouvé ma voie, c’est une grande source d’épanouissement. Aujourd’hui, j’ai envie de rendre ce qu’on m’a donné, je veux à mon tour devenir tutrice pour aider celles et ceux qui se sentent perdus dans leurs choix professionnels, qui sont isolés et se sentent rabaissés à cause de leur handicap. Avoir une vision d’avenir, se sentir à sa juste place c’est primordial pour s’épanouir et ça, je veux le partager avec des jeunes de la Fédéeh. »

 

 

Annis, tuteur PHARES « Réoriente-toi Toi même »

« Le rôle de tuteur auprès de jeunes de 14 à 18 ans en milieu péri-scolaire est une mission qui m'a passionné. Les jeunes en situation de handicap sont parfois dans des positions de blocage, qu'ils soient trop ou pas assez protégés par leur environnement familial et scolaire, il n'est pas facile de trouver sa voix professionnelle. Ayant moi-même un handicap invisible, je parle d'expérience. Lorsque j’accompagne un jeune vers les études supérieures, je fais en sorte qu’il aille au bout de ses limites, qu’il sorte de sa zone de confort pour trouver sa vocation ; l’idée c’est qu’il découvre par lui-même son terrain de réalisation et d’épanouissement. Grâce à la musique, au théâtre, à la prise de parole et à la participation à des débats, on leur fait découvrir de nouveaux modes d’expressions qui peuvent les éveiller à d’autres sensations, à d’autres capacités et motivations qu’ils ignorent. Grâce à cela, ils parviennent à prendre de la distance par rapport à leur handicap, à dépasser leurs inhibitions, parfois à découvrir une vocation cachée. 

L’idée c’est de sortir de l’image que l’on a de soi et de comprendre là où on se sent le mieux et pourquoi on est fait. « Réoriente-toi Toi-même »,  c’est un peu sur ce principe que je conduis ma mission de tuteur, mission que j’assume avec bonheur depuis plusieurs années. Le plus génial c’est de voir des jeunes reprendre confiance en eux, mieux discerner leur vocation et même pour certains recréer des amitiés et du lien avec leur environnement. »

  

Photo de Manon GenestManon : « le dépassement de soi pour s’en sortir »

 « Victime d’un double handicap, je suis à la FÉDÉEH depuis sa création ; mon engagement au sein de l’association s’est fait en même temps que l’ascension de ma carrière sportive couronnée par une médaille de championne du monde de para-triathlon en 2016. Le sport est une excellente thérapie pour se reconstruire, pour vivre des sensations de bien être et de bonheur. Le dépassement de soi par le sport permet également d’avoir confiance en soi et de développer un sentiment d’estime de soi ; c’est essentiel pour continuer d’avancer et ne pas se sentir seul. 

Aujourd’hui mon engagement au sein de la commission sport de la FÉDÉEH permet de créer des mises en lien entre les jeunes, de développer un état d’esprit « handi-accueillant » entre valides et non valides. Et puis la reconnaissance de notre handicap permet de dépasser les préjugés qui nous poursuivent. La FÉDÉEH a été un appui important pour construire mon parcours de vie dont je suis fière et heureuse. A mon tour, je souhaite faire partager à celles et ceux qui nous rejoignent ce goût du dépassement de soi, c’est essentiel pour trouver le chemin de l’épanouissement et pourquoi pas du bonheur… »

 

 

 

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