Retourner à la liste des témoignages

La contribution de la FÉDÉEH à un séjour à San Francisco

Autocensure
assistance humaine
séjour à l'étranger

Prénom : Jonathan

Type(s) de handicap : Visuel

Spécialité(s) étudiée(s) : Droit de l'environnement

Métier : Avocat

Ville : Paris

 

Témoignage : 

Thème 1 : Présentation

Je m’appelle Jonathan Cholet et je viens d’obtenir en octobre 2011 le Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (Barreau de Paris). 

Thème 2 : La FÉDÉEH

A travers ces quelques lignes, je souhaiterais partager mes impressions sur la FÉDÉEH.

J’ai eu connaissance de l’existence de la FÉDÉEH au cours de l’année universitaire 2009-2010 où j’étais alors en train d’accomplir mon second Master 2. A cette époque, la FÉDÉEH n’en était qu’à ses premiers balbutiements et il est vrai que je me suis dit qu’il s’agissait là encore d’une de ces  associations qui prétend défendre les intérêts des personnes en situation de handicap alors que ses membres ne comprennent rien aux problématiques que recoupe chaque handicap. 

Très vite, après avoir eu quelques échos sur l’ambition de la FÉDÉEH et sur la stratégie qu’elle entendait mettre en place pour favoriser l’intégration universitaire et professionnelle des personnes en situation de handicap, mon a priori négatif a cédé la place à une adhésion enthousiaste au projet. 

Jusqu’à lors, aucune association ne m’avait donné autant l’impression de vouloir donner la parole aux personnes en situation de handicap, démarche pourtant indispensable pour déterminer  les difficultés posées par l’intégration de chaque catégorie d’handicaps et pour y apporter des solutions satisfaisantes. C’est ainsi que dans son organisation, la FÉDÉEH donne une place centrale aux étudiants en situation de handicap et aux ex-étudiants handicapés, afin de mener des réflexions sur certaines problématiques, d’échanger des informations et des expériences de manière à arrêter au final des solutions globales, satisfaisantes pour le plus grand nombre. 

A mon sens la FÉDÉEH a également fait ses preuves concernant sa capacité à se saisir de certains sujets alors que grand nombre d’associations préfèrent s’autocensurer de peur de paraître trop revendicatives. C’est ainsi que la FÉDÉEH s’est saisie de la question de l’assistance humaine du salarié handicapé ou plus généralement de la question de savoir comment « manager avec un handicap », sujet qui me tient particulièrement à cœur au regard de la profession à laquelle je me destine. 

Au-delà de ces considérations générale sur la FÉDÉEH, me concernant, la FÉDÉEH a contribué à la concrétisation de mon séjour de longue durée aux Etats-Unis, ce qui n’était pas gagné d’avance. Ainsi, c’est grâce à l’un des membres de la FÉDÉEH, qui n’a pas hésité à consacrer une part notable de son temps libre à la préparation de ce séjour , que j’ai pu entrer en contact avec un professeur à la retraite qui consent à me donner des cours d’anglais individuels à un prix préférentiel ; cette méthode d’apprentissage associant  immersion et conversation est  plus adéquate à mon handicap (déficience visuelle). Ainsi encore, ce membre de la FÉDÉEH a pris l’initiative de contacter la grande association pour déficients visuels à San Francisco (« The Lighthouse for the Blind ») et a convaincu sa présidente  de m’aider à trouver une collocation au centre de San Francisco, ce que cette dernière a finalement consenti à faire. 

Je peux vous assurer que sans cette aide, je n’aurais très certainement pas trouvé de collocation car durant des mois, mes recherches s’opposaient systématiquement à un refus en raison de mon handicap car certains valides voient encore d’un très mauvais œil le fait de devoir cohabiter avec une personne handicapée.

En définitive, c’est donc avec un réel enthousiasme, que je souhaiterais vous communiquer,  que j’ai rédigé le présent témoignage. Je suis convaincu que la FÉDÉEH sera dans les années à venir, un acteur incontournable concernant la question de l’intégration. Dès lors, je ne peux que vivement vous recommander de rejoindre ses rangs.

Date du témoignage : le 17 mai 2012