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La situation a évolué en faveur des étudiants handicapés ... mais pas autant que nécessaire

déficience visuelle
université
reprise d'études

Prénom : Clara*

Type(s) de handicap : Visuel

Spécialité(s) étudiée(s) : Psychologie

Ville : Paris

 

Témoignage :

Thème 1 : Présentation

Actuellement en reprise d’études dans le cadre d’un cursus en psychologie, j’ai été agréablement surprise de constater que les choses avaient pas mal évolué pour les étudiants handicapés à l’université. Pour autant, j’ai très vite déchanté, car si la Mission Handicap de mon université, Nanterre pour ne pas la citer, se montre des plus volontaristes, se posent néanmoins aujourd’hui, peut-être paradoxalement, des difficultés nouvelles à l’étudiante déficiente visuelle que je suis redevenue. Je pense notamment à l’informatisation croissante des enseignants, et des services universitaires d’une façon générale.

En effet, là où on aurait pu se réjouir de pouvoir bénéficier en ligne de supports de cours, (cours au passage désormais plus dictés mais reposant essentiellement sur la copie de transparents, et donc devenus difficilement suivables par tout étudiant éprouvant des difficultés à la lecture, en premier lieux aux déficients visuels bien sûr, mais aussi à certains étudiants atteints de troubles psychiques tel que l’autisme) ; on regrette que ces plateformes ne soient pas toujours accessibles à moins parfois, d’être un informaticien chevronné.

On regrette que les formats choisis ne tiennent pas compte de la variété des publics auxquels ils s’adressent,ou, dans un tout autre registre,que les enseignants aussi bien que les étudiants, aujourd’hui très largement équipés, aient tant de mal à communiquer leurs notes, là où cela ne leur demande pourtant plus que quelques clicks.

Thème 2 : La FÉDÉEH

Et l’on pourrait regretter encore bien des choses, mais heureusement, la persévérance continue de payer, alors il me semble qu’il faut simplement se rappeler que « le combat continue », et que c’est notamment au côté d’initiatives telles que celle de la FÉDÉEH que nous parviendrons à une meilleure prise en compte des difficultés de chacun.

Date du témoignage : le 24 avril 2012

* Le nom a été modifié pour des raisons de confidentialité