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Vivre de façon autonome avec une I.M.C, sans le nier

IMC
kiné
structure spécialisée
enseignement spécialisé
compensation
enseignement ordinaire
hostilité
regard des autres
compréhension
formation par alternance
Licence pro
stage
fatigabilité
autonomie

Prénom : Clément

Type(s) de handicap : Moteur

Spécialité(s) étudiée(s) : Informatique de gestion

Ville : Arras

 

Témoignage : 

Thème 1 : Présentation du handicap

(présentation de la déficience, impacts sur la vie quotidienne, structures spécialisées, regard des autres, logement, transports …)

J’ai un handicap Moteur (I.M.C), mon handicap est de naissance. Je ressens des raideurs musculaires si mes muscles sont trop sollicités. C’est pour ça qu’il faut les étirer pour éviter qu’ils se rétractent.

Dans la vie quotidienne, j’essaie parfois de l’oublier mais il est présent et on ne peut le nier. J’arrive à vivre de façon autonome même si je n’ai pas encore mon propre appartement. Mon handicap peut engendrer de la lenteur et de la fatigue physique ou mentale (concentration) que se soit dans la vie quotidienne, c’est souvent aussi ce qui m’est reproché ou sous - entendu quand je recherche un emploi.

Pour les transports, je prends les transports en commun notamment bus et train car après avoir passé plus de 40 heures de leçon de conduite, on m’a fait comprendre que je pouvais mettre en danger ma vie et celles des autres car j’ai un temps de réaction plus long qu’une personne valide.

J’ai été longtemps suivi par une structure spécialisé (Centre Marc Sautelet à Villeneuve d’Ascq) jusqu'à l’âge adulte même. C’est en rentrant dans la vie active qu’on prend conscience et que l’on rencontre de nouvelles difficultés qui ont un impact sur l’insertion professionnelle. Actuellement, je suis suivi surtout pour mon insertion dans un centre à Lille.

Thème 2 : Scolarité

(milieu ordinaire/milieu spécialisé, orientation, relations avec les enseignants et les élèves, …)

J’ai toujours été scolarisé en milieu ordinaire sauf pendant une année, cette année là j’avais des excellents bulletins de note « sans presque travailler », donc je me suis dit : «  il y a un problème » et les années suivantes je suis reparti en milieu ordinaire.

La relation avec les enseignants s’est presque toujours bien passé de manière générale, j’avais un suivi spécialisé, un Plan d’Accompagnement Individuel (PAI) et mon tiers temps m’était quasiment toujours accordé, surtout lors des épreuves dite à « blanc », mais j’étais toujours mis tout seul dans une salle à part à partir du BAC. Ceci est bien pour être au calme, mais on n’a pas toujours la même ambiance.

La relation avec les élèves a évolué en grandissant. Au début étant jeune on se fait traiter, taper… Et ensuite c’est des moqueries, des comportements ou des réflexions dures à avaler.

Mais à partir du BAC, au début de chaque année, pendant quelques instant je parlais de mon handicap et le professeur principal l’acceptait et les élèves aussi.

Thème 3 : Études suivies

(type d’études, adaptations et aménagements, difficultés rencontrées / solutions trouvées …)

Comme je l’ai dit j’ai fait mes études dans des structures ordinaires, les solutions ont été mises en place parfois avec beaucoup de difficultés et lenteur pour les démarches administratives à partir du BAC, j’ai pris tout ou partie de mes cours sur ordinateur car on écrivait de plus en plus, parfois je prenais sur mon temps le soir avec un logiciel de reconnaissance vocale de dicter mes cours sur PC. On m’avait fourni un repose - clavier en mousse lourd à transporter et plus gênant que autre chose.

Sinon, ce que l’on me dit toujours c’est que j’ai jamais redoublé et j’ai eu mes diplômes comme les autres parfois je faisais aussi des photocopies de cours de mes amis car je n’avais pas le temps de prendre toutes les notes et d’être attentif à ce que dit le professeur.

Mais à l’actuelle se pose plusieurs problèmes, la poursuite d’études car plus on monte en niveau plus les cours vont vite. Récemment j’ai eu des soucis pour intégrer une formation en banque car il n’aménage pas l’étude et le rythme au handicap, le même problème quand j’ai voulu faire une licence professionnelle (BAC+3) 

Thème 4 : Vie professionnelle

(stages/ jobs d’été/apprentissage/ carrière professionnelle, aspirations, craintes/espoirs, aménagements, relations avec les collaborateurs, …)

La, j’ai plusieurs espoirs d’entretiens à venir et notamment de stages au sein d’établissements spécialisées en 2013 peut être dans 6 mois voir 1 an car les démarches MDPH sont longues pour voir mon autonomie, ma fatigabilité au travail, mon autonomie dans le tâches du quotidiens

Thème 5 : Loisirs 

(sports, culture, structures spécialisées, …)

Actuellement je fais de la natation en club 1 à 2 fois par semaine avec des valides, j’ai cette chance que l’équipe m’a accepté. 

J’ai intégré aussi un club de photos pour améliorer ma technique.

L’été j’aime faire du vélo

Je suis bien sûr passionné d’informatique montages photos, vidéos, création de sites, retouches photos……

Thème 6 : La FÉDÉEH

(motivations, attentes, satisfactions, …)

Quand Marc Sprunk m’a parlé de la  FÉDÉEH, j’avais des doutes lorsque je l’ai rencontré sur un Handicafé© à Lille ISEG. Il poussait à me faire adhérer et aujourd’hui je ne le regrette pas. Pourquoi ? 

Je me suis plus ouvert aux autres, j’ai pris confiance en moi et parfois les Week - ends de la FÉDÉEH arrive à faire oublier mon handicap car on voit des membres plus handicapées que soit parfois et qui on réussi, mais comme on me la dit et je le répète chaque handicap et différents. Mais parler m’a fait énormément de bien. Parler, c’est comme écrire cela permet parfois de s’enlever un poids et de tourner son handicap en dérision ou en point fort, si on y arrive ce qui et pas toujours mon cas. Et je vous remercierez jamais assez l’équipe de la FÉDÉEH pour tous les moments que l’on a passés et que l’on va encore passer ensemble et l’aide que vous m’apportée en cas de besoin.

Les attentes, c’est tout simplement continuer dans cette voie, mobilisations, réflexion sur le handicap, sensibilisation. 

Date de publication: le 21 décembre 2012